Formation «Conduites à tenir en milieu inondé»

Comment se comporter et se protéger lorsqu’on est pris par une montée des eaux ?

Partenaires et moyens

Technique(s) :

Matériel d’encadrement usuel (Gilets d’aide à la flottabilité, cordes de sécurité), du matériel de projection (ordinateur, vidéo projecteur)

Humain(s) :

Une personne pour un groupe jusqu’à 16 personnes dans l’eau, pas de limites en salle

Financier(s) :

Ces formations sont gratuites

Elles sont prises en charge pour le Maitre d’ouvrage, financées soit dans le cadre d’un contrat de rivière, soit d’un PAPI

En bref

objectif(s) :

  • Réduire la vulnérabilité des populations face au risque Inondation
  • Améliorer la culture du risque inondation (surtout pour les populations les plus exposées)
  • Conduites à tenir, comportements à adopter lorsqu’on est confronté à une montée des eaux.
  • Connaitre les limites d’engagement en milieu inondé et leurs conditions de réalisation.

Cible(s) : Maires, élus, agents communaux, services de l’état (DDT – DREAL) communauté scolaire, citoyens.

Echéancier :

Le montage est simple, après contact avec le maire, et ou avec l’EPCI compétent, convention et lettre de commande, ou marché publique si la commande est supérieure au seuil

La formation dure une journée

Description de l'action

Le contexte

Malgré le travail d’information préventive réalisée en amont, nombre de citoyens se retrouvent lors d’aléas hydrométéorologiques en situation de danger, à pied, à vélo, en auto, lors de la montée des eaux ou en présence de ruissellements.

Mise en œuvre

Puisqu’il est difficile pour tous, d’imaginer, ce qu’il est possible de réaliser ou pas dans ces moments là, l’idée est de se mettre en situation la plus proche de la réalité, c’est à dire dans l’eau, mais en sécurité dans un bassin d’eau vive, aménagé, sécurisé, pouvant représenter à l’échelle 1, ce qui est modélisé en laboratoire de recherches. La mécanique des fluides rassemble des phénomènes complexes, qui sont pourtant accessibles à tous si la méthode d’apprentissage est adaptée à chaque public.
Vulgariser cette approche, permet l’appropriation à chacun, des risques encourus lors de la montée des eaux.
Accepter de se jeter à l’eau est un pas en avant important, on est là pleinement dans l’acceptation du risque, dans le « vivre avec ».

Les éléments facilitateurs

Les éléments sont présentés en théorie, le cadre général, les ateliers pratiques puis les spécificités (sécurité).
Chaque atelier pratique est présenté dans l’eau, les objectifs à atteindre sont clairs. Chacun travaille sur sa propre vulnérabilité, en fonction de sa taille, son âge, sa capacité physique, son aisance dans l’eau. On comprend très vite ou va se situer sa limite au regard des vitesses d’écoulements et des hauteurs de submersion. 6 ateliers pédagogiques sont mis en place censés représenter des situations courantes vécues : Progressivité pédagogique, stimuler, sécuriser, valoriser, sont les fondements de ces mises en situations. Chacun apprend à aider l’autre sans se mettre en danger.

Les difficultés rencontrées

Les difficultés rencontrées sont plus en amont, de convaincre les porteurs de projets de tenter l’aventure, de se jeter à l’eau, même si c’est de moins en moins vrai maintenant que ces formations existent depuis cinq ans.
100 % de réussite sur les ateliers, et 100 % de satisfaction (évaluations des apprenants sur la formation).
Cette formation a rassemblé des élus, agents communaux, police municipale, Gendarmerie, et depuis un an, les citoyens riverains des cours d’eau participent à ces ateliers en famille avec les enfants avec la même réussite.

Description de la méthodologie

Prise en compte individualisée de la culture du risque et de la motivation pour participer à la session.

Accompagnement physique des premières traversées de courant, adaptation individuelle et collective pour que le groupe réussisse les objectifs ensemble.

Au fur et à mesure de la réussite des objectifs intermédiaires, le formateur prend du recul jusqu’à s’effacer et laisser le groupe s’auto gérer. A la fin de chaque séquence, débriefing : ressenti des apprenants, axes d’amélioration ou variantes possibles.

Recommandations

Savoir nager 25 m et s’immerger